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samedi 2 avril 2016

Le Type 95 Ha-Go


Le Type 95 Ha-Go, fut, avec le Type 97 Chi-Ha, le principal modèle de char aligné par l’armée impériale japonaise durant la Guerre du Pacifique. Déjà à peine capable de faire face aux chars légers M3 Stuart engagés dès 1942 par les Américains durant la campagne des Philippines, il devint rapidement totalement obsolète de par sa vulnérabilité à l’ensemble des armes antichars présentes sur le champs de bataille et symbolisa l’infériorité chronique des chars japonais face aux modèles alignés par les Alliés. Outre le fait que les Japonais tardèrent trop à développer puis à mettre en service de nouveaux modèles de tanks – en sous-estimant leur utilité et aussi à cause des limites inhérentes à leur industrie - la performance désastreuse du Type 95 a surtout eu pour cause une fréquente utilisation à contre-emploi.


Adrien Fontanellaz


dimanche 1 novembre 2015

Le bûcher des hirondelles; les débuts du Kawasaki Ki-61-I Hien


Le Kawasaki Ki-61 se distingua en étant le seul chasseur entré en service dans le service aérien de l’aviation impériale japonaise à être équipé d’un moteur en ligne.  Il fut aussi, avec le Nakajima Ki-44, le premier appareil produit en grandes quantités se démarquant de la tradition fermement établie au sein du service visant à mettre l’accent sur la maniabilité à basse vitesse, fut-ce au détriment de la protection et de l’armement. Pourtant, et malgré ses réelles qualités, le chasseur de Kawasaki fut impuissant à influer de manière déterminante sur le cours des campagnes aériennes opposant forces aériennes alliées et japonaises.
Adrien Fontanellaz



lundi 1 septembre 2014

Le 64e sentai 1938-1942


Moins connus que les unités de Mitsubishi A6M de l’aéronavale, les régiments de chasse de l’armée impériale jouèrent pourtant un rôle vital dans l’acquisition de la supériorité aérienne par les forces japonaises dans le Sud-Est asiatique. Le 64e sentai bénéficia d’une grande notoriété au Japon durant la guerre, en partie grâce à l’exploitation du charisme de son commandant par la propagande, mais aussi avec la sortie d’un film relatant de manière très romancée les exploits de l’unité. Voici donc l’histoire de ce régiment, de sa création à la conquête de la Birmanie.

Adrien Fontanellaz (article déjà publié sur Militum Historia)

mardi 10 juin 2014

Ichi-Go sakusen


La guerre entre la Chine et le Japon de 1937 à 1945 est restée dans l’ombre de la Seconde guerre mondiale, principalement pour des raisons d’accès aux sources. Les publications sur ce conflit restent en effet rares en anglais et ce sans parler du français où elles sont pratiquement inexistantes. C’est pour cette raison que, malgré sa dimension relativement anecdotique si on la met en regard avec les immenses pertes subies par les Chinois, sans doute supérieures à celles supportées par l’URSS à la même époque, la détestation légendaire opposant le général Stilwell à Tchang Kaï-chek reste l’un des épisodes les plus connus et relatés de cette guerre. Pourtant, l’entrée en guerre du Japon contre les puissances occidentales constitua presque, à certains égards, une extension de la guerre sino-japonaise. Ce théâtre des opérations, devenu secondaire après le 7 décembre 1941, continua à immobiliser une partie importante des ressources militaires du Japon, alors qu’à partir de la fin de l’année 1942, celui-ci entrait dans une spirale infernale où les défaites se succédèrent sur d’autres fronts. L’opération Ichi-Go, lancée en 1944, constitue un témoignage marquant de cet état de fait. En effet, cette campagne mobilisa non seulement des centaines de milliers de soldats durant plusieurs mois mais elle fut aussi la plus vaste opération lancée par l’armée impériale japonaise au cours de toute son existence.
 
Adrien Fontanellaz

samedi 10 mai 2014

Le siège de Port-Arthur, guerre de siège et guerre moderne à l'aube du 20e siècle

La guerre qui opposa le Japon à la Russie en 1904-1905 est un conflit largement méconnu en France, éclipsé en grande partie par les événements révolutionnaires qui ébranlèrent la monarchie des Romanov qui suivirent le désastre militaire russe et qui apparaissent comme les préludes de la Révolution de 1917. Ce conflit ne fut pas seulement une démonstration de la faiblesse de la Russie tsariste mais aussi le révélateur de l'émergence d'une nouvelle puissance, le Japon. A ce titre il modifia les stéréotypes occidentaux concernant les Asiatiques qui démontrèrent qu'ils pouvaient rivaliser, par le biais de la technologie moderne et de l'expansion impérialistes avec les puissances européennes.

David FRANCOIS