Nicolas Bernard, l'auteur de La guerre germano-soviétique, une synthèse qui s'impose déjà comme incontournable sur le sujet (ce qui ne veut pas dire indépassable, mais force est au moins d'en reconnaître la qualité), a bien voulu répondre à quelques questions qui éclairent davantage l'écriture de ce livre. Il se présente lui-même avant de répondre à mes questions.
Propos recueillis par Stéphane Mantoux.
Je suis à
la fois Avocat et passionné d’histoire de longue date, plus
particulièrement en ce qui intéresse la Deuxième Guerre Mondiale.
Elle constitue en effet le point d’orgue de ce qu’Eric J.
Hobsbawm appelait « l’âge des extrêmes », une lutte ayant
impliqué toutes les passions politiques et idéologiques du « court
XXème siècle ».
A ce titre,
j’ai contribué à plusieurs revues d’histoire spécialisée. Je
me suis également consacré à étudier, voire réfuter, le
négationnisme, c’est-à-dire la propagande niant la réalité ou
l’ampleur des meurtres de masse, plus particulièrement la Shoah et
le génocide arménien. J’avais en effet été choqué, à mes
débuts sur Internet, de constater à quel point les « assassins
de la mémoire » s’étaient implantés dans ce réseau de
communications, ce qui m’a amené à m’investir dans ce combat,
qui reste moins une démarche militante
que civique. Je gère
actuellement le site « Pratique de l’Histoire et Dévoiements
négationnistes », avec Gilles Karmasyn qui en est le
fondateur : http://www.phdn.org
