samedi 1 septembre 2018

1918-1919 : combat pour la naissance de l’Estonie


Le 24 février 1918, le Comité de Salut Public ou Conseil des Anciens, désigné trois jours plus tôt, d’Estonie, proclamait l’indépendance du pays par la voie du célèbre nationaliste Konstantin Päts. Un statut très précaire. En effet, cette ancienne province de l’Empire de Russie profitait de la désagrégation totale de l’autorité russe suite à la révolution bolchévique mais elle allait devoir immédiatement faire face à un nouvel occupant.

Konstantin Päts, 1874-1956, en uniforme militaire (via Wikimédia Commons)


Raphael Romeo

mardi 17 avril 2018

Sturmovik africains


Développé durant les années 70, et entré en service dans les Voyenno-Vozdushniye Sily  (VVS, force aérienne soviétique) au début des années 80, le Su-25 est ou a été aligné par nombre de forces aériennes africaines. Paradoxalement, ce robuste appareil d’attaque a été acquis par la plupart de ces dernières des années après que sa production ait été interrompue en 1991.

Adrien Fontanellaz


dimanche 3 décembre 2017

La Guerre du Pacifique : interview de Nicolas Bernard


Nicolas Bernard est avocat et étudie depuis longtemps la Deuxième Guerre mondiale et contribue à plusieurs revues d'histoire. Il se consacre également à l'analyse et à la réfutation du négationnisme. Il est l’auteur d’un très remarqué La guerre germano-soviétique 1941-1945 et a publié en 2016 un second ouvrage,  la Guerre du Pacifique, qu’il présente dans sa globalité et a accepté de répondre à nos questions.



Propos recueillis par Adrien Fontanellaz



samedi 16 septembre 2017

Tempête sur les Maldives ; l’opération Cactus


Le territoire de la république insulaire des Maldives s’étend sur 107'484 km2. Les 298 km2 de terre se répartissent entre 1'200 îles réparties entre 27 atolls. La taille de l’immense majorité de ces îles est minuscule, avec une moyenne de un à deux km2, et aucune de celles-ci n’est longue de plus de huit kilomètres. La présence de routes maritimes passant à proximité depuis des siècles donne aux Maldives leur importance stratégique. La population du pays atteignait 157'000 habitants en 1983. Celle-ci se répartissait sur 202 îles, et seules 19 de ces dernières comptaient plus de 1'000 habitants. Environ le cinquième de la population totale était concentré à Malé, la capitale. 

Adrien Fontanellaz


jeudi 1 juin 2017

Guerre dans l’Himalaya : le conflit sino-indien de 1962

L’année 1962 est marquée par la crise des missiles de Cuba, ces quelques semaines où le monde fut au bord de la Troisième Guerre mondiale. Si les États-Unis et l’URSS ne s’engagèrent pas dans un conflit nucléaire, cette année fut néanmoins celle où s’affrontèrent deux pays parmi les plus peuplés de ce que l’on appelait alors le Tiers-monde, l’Inde et la Chine populaire. La guerre fut courte et victorieuse pour les Chinois. Si elle ne bouleversa pas profondément les équilibres de la région elle continue toujours à assombrir les relations sino-indiennes alors que New-Delhi et Pékin sont dorénavant devenus des puissances mondiales.

David FRANCOIS

dimanche 30 avril 2017

vendredi 14 avril 2017

La reprise de Palmyre par l’Etat islamique, troisième manche (1/2)

Par Grégoire Chambaz

Une colonne de combattants de l'Etat islamique progresse en direction de l'aéroport de T4 le 11 décembre.

Après avoir perdu Palmyre le 27 mars 2016, l’Etat islamique lance une offensive éclair sur la ville début décembre. En sept jours, l’EI reprend aux loyalistes les champs gaziers de Shaer, Maher, Jazal, Jihar, la ville de Palmyre et met le siège par devant la base aérienne de T4[1], la plus importante de Syrie. Cette poussée sans équivalent dans le conflit syrien réduit un saillant loyaliste de 85 sur 55 km (en son emplacement le plus large) du désert syrien – véritable profondeur stratégique de l’Etat islamique. Pourtant, le régime disposait d’un important avantage en effectifs et en matériels dans la ville et ses environs. A travers cet article, nous allons tenter d’expliquer les raisons de la recapture de Palmyre par l’EI et d’éclairer le lecteur sur le terrain difficilement compréhensible de la guerre en Syrie.

samedi 1 avril 2017

Interview de Jean-Jacques Langendorf; La pensée militaire prussienne de Frédéric le Grand à Schlieffen


Jean-Jacques Langendorf est historien, écrivain et maître de recherche à l'Institut de Stratégie et des Conflits – Commission Française d'Histoire Militaire. Auteur prolixe, il a beaucoup écrit sur l'histoire militaire suisse mais aussi sur des sujets plus inattendus. Jean-Jacques Langendorf a publié La pensée militaire prussienne, études de Frédéric le Grand à Schlieffen aux éditions Economica en 2012 et a bien voulu répondre à nos questions sur son ouvrage.


Propos recueillis par Adrien Fontanellaz  








lundi 6 février 2017

La première bataille d’Elephant Pass ; juillet-août 1991


Entre approximativement le milieu des années 70 et 2009, le Sri Lanka fut déchiré par une guerre civile qui opposa le gouvernement central aux indépendantistes tamouls. A bien des égards, la première bataille d’Elephant Pass en 1991 peut être considérée comme un des tournants de ce long conflit.

Adrien Fontanellaz 


vendredi 6 janvier 2017

Bataille pour Bakou

Bien que la principale zone de conflit de la Première Guerre mondiale se trouve en Europe, les armées de la Grande-Bretagne, de la France, de la Russie, de l’Allemagne, de l’Empire ottoman se combattent également en Afrique, en Asie et dans le Pacifique. Parmi les moins connus de ces champs de bataille dispersés à travers le monde se trouve ce que l'on appelle alors la Transcaucasie. L’effondrement de l’Empire tsariste déstabilise le vaste territoire qui va du Caucase aux frontières de l’Inde qui devient alors un lieu de confrontation entre les puissances en guerre. Si la région suscite bien des convoitises c’est d’abord parce qu’elle est une zone stratégique reliant la Méditerranée et l’Europe à l’Asie centrale. Mais à ce motif ancien, fruit des nombreuses guerres qui opposèrent par le passé les Russes et les Ottomans, s’en ajoute un nouveau en ce début de 20e siècle, le pétrole.

Bakou est emblématique de l’importance géopolitique que représente alors le Caucase. La ville, aux confins de la Russie et de la Perse, port sur la mer Caspienne ouvrant sur l’Asie centrale est également au centre d’un riche champ pétrolifère. La ville devient au début de l’année 1918 le centre d’une lutte féroce où s’affrontent Ottomans, Britanniques et Soviétiques alors que les nationalités locales, géorgiennes, arméniennes et azerbaïdjanaises affirment leur volonté d’indépendance. Épisode méconnu de la Première Guerre mondiale, la bataille pour le contrôle de Bakou préfigure les affrontements qui, jusqu’à nos jours, démontrent le rôle clef que joue la région du Caucase.

David FRANCOIS

samedi 3 décembre 2016

Carro Veloce




L’armée italienne a été, jusqu’à relativement récemment, l’une des grandes négligées de l’historiographie de la Seconde Guerre mondiale, notamment parce que les travaux des historiens italiens ont été peu traduits dans le monde anglo-saxon et francophone. De ce fait, les clichés issus des perspectives allemandes et britanniques – où il n’est question que de matériels désuets, d’un corps des officiers globalement incompétent, de troupes peu combatives, bref, d’un outil militaire en faillite - sur les forces armées italiennes ont eu une vie particulièrement longue. Pourtant, ces préconceptions ont été remises en question au cours des dernières décennies par diverses publications en dehors de la péninsule italienne, et ces dernières révèlent une réalité évidemment plus nuancée. Dès lors, il nous a paru intéressant d’exploiter certaines d’entre elles afin de mettre en perspective la genèse d’un blindé souvent présenté comme une véritable incarnation de l’impéritie militaire italienne ; le CV-33/35. En effet, si l’histoire de ce véhicule révèle en creux les limites évidentes de l’armée italienne, il souligne aussi les profonds bouleversements doctrinaux qui traversaient le Regio Esercito – bien loin des préconceptions portant sur un corps des officiers dont la pensée serait restée figée dans les pires pratiques de la Première guerre mondiale et convaincu qu’une guerre se gagnait avant tout avec des hommes et des mules. 


 

Adrien Fontanellaz

mardi 1 novembre 2016

Colonisation, révolte et indépendance : Texas, 1821 – 1845


Dans les années 1830, des colons anglo-américains se sont petit à petit approprié une province du Mexique. La réaction brutale de ce dernier a conduit notamment au célèbre siège de fort Alamo, devenu un mythe popularisé par la culture américaine. Comment on est-on arrivé là ? Cette bataille, qui est loin d’être la seule, a-t-elle été aussi décisive que le vante la légende ? Que s’est-il passé après, jusqu’à l’intégration du Texas dans l’Union ?
Jérôme Percheron


2 Octobre 1835, début de la révolte texiane. Les miliciens de la colonie de Gonzales sont décidés à combattre les soldats mexicains venus leur reprendre leur canon. « Come and take it ! » (« Venez donc le prendre ! ») (http://eleghosnews.blogspot.fr/2015/04/texas-revolutionbattle-of-gonzalesmolon.html)



samedi 1 octobre 2016

Histoire militaire suisse - interview de Pierre Streit


Pierre Streit est historien et travaille pour le Département fédéral de la Défense, de la Protection de la population et des Sports. Il a été le directeur scientifique du Centre d'histoire et de prospective militaire à Lausanne pendant 10 ans. Auteur de nombreux articles sur l'histoire militaire et la polémologie, il a déjà plusieurs ouvrages à son actif, portant sur l’histoire militaire suisse ou encore l’armée romaine. Il a notamment publié Morat(1476), l’indépendance des cantons suisses dans la collection Campagnes & stratégies des éditions Economica en mars 2009, ou, plus récemment, une étude sur la bataille d’Arnhem. Pierre Streit vient de publier aux éditions Infolio une seconde version, considérablement enrichie, de son Histoire militaire suisse, et a accepté de répondre à nos questions y relatives.
Propos recueillis par Adrien Fontanellaz   

jeudi 1 septembre 2016

Madrid 1936, tombeau du fascisme ?

Dans la dernière semaine d’octobre 1936 la majorité des journalistes et des observateurs présents en Espagne estime que la prise de Madrid par les forces nationalistes est une question de jours, voire de semaines et qu’aucun miracle ne pourrait venir sauver la capitale de l’Espagne républicaine. Depuis trois mois, en effet, les forces loyalistes n’ont pas connu un seul succès en rase campagne contre les troupes nationalistes à l’exception du coup d’arrêt porté dans la Sierra de Guaderrama aux troupes de Mola venant du nord. Mais le danger principal vient du sud où la rapidité de la progression de l’armée commandée par Franco laisse croire à une fin rapide de la guerre civile en faveur des rebelles.

Le camp républicain doute et nombreux sont ceux qui en son sein pensent que Madrid ne pourra être conservé. La décision du gouvernement de quitter la capitale laisse penser que cette opinion est aussi partagée à la tête de l’État. Les nationalistes sont quant à eux optimistes et ils estiment qu’ils défileront bientôt au cœur de la capitale. Certains de leur victoire prochaine, ils désignent déjà les nouvelles autorités qu’ils vont installer à Madrid, préparent des orchestres, instaurent huit conseils de guerre et font venir de Navarre des autels portatifs pour célébrer les premières messes dans la ville libérée. Ils attendent beaucoup de la prise de capitale, notamment le statut de puissance belligérante et une reconnaissance internationale mais surtout la fin de la guerre à leur avantage.

Mais Madrid, en novembre 1936, va être le témoin d’un épisode militaire inattendu. Démentant les pronostics les plus avertis, la ville va résister militairement aux rebelles et les frustrer d’une victoire qu’ils pensaient déjà acquise. La capitale espagnole devient alors le symbole de la résistance au fascisme tandis que l’échec nationaliste change le cours du conflit pour le transformer en une véritable guerre civile, une guerre longue. C’est là également que se forge une nouvelle armée, que naît le mythe puissant des Brigades internationales et que meurent les certitudes et les mauvais jugements sur la nature du conflit espagnol.

Comment néanmoins expliquer la résistance de la capitale espagnole alors que la situation semblait perdue ? La réponse est multiple et la défense de Madrid peut être analysés sous divers angles mais sans jamais oublier la portée de cet événement.

David FRANCOIS

lundi 1 août 2016

F-7 sur l’Afrique


Les bases de l’industrie aéronautique militaire chinoise furent très largement posées entre 1949, année de l’arrivée au pouvoir du parti communiste chinois, et le tout début des années soixante, grâce à un important soutien soviétique.  Le schisme entre Moscou et Pékin interrompit ensuite cette coopération, et l’industrie aéronautique chinoise, isolée de l’extérieur et désorganisée par le Révolution culturelle, stagna pendant une décennie, avant de reprendre un développement qualitatif qui allait l’amener, quatre décennies plus tard, à se montrer capable de produire des prototypes de chasseurs furtifs développés localement, comme le J-20 ou le J-31.   Très tôt, la République Populaire de Chine prit une place importante dans le marché mondial des armements, que ce soit pour des raisons politiques – la rivalité avec l’URSS pour le rôle de pays leader du communisme dans le Tiers-monde joua longtemps un rôle majeur – ou purement mercantiles.  Hors, aborder l’histoire de l’introduction de l’un des principaux armements exportés d’origine chinoise dans une aire géographique spécifique – l’Afrique –  révèle en creux nombre de contraintes avec lesquels doivent opérer nombre de forces aériennes aux moyens limités.



Adrien Fontanellaz 


mercredi 6 juillet 2016

Une insurrection communiste en Estonie : le soulèvement du 1er décembre 1924

A la fin de 1924 la position de Grigori Zinoviev au sommet de l'appareil du pouvoir soviétique apparaît compromise. Le président de l'Internationale communiste, qui prône une politique offensive, voire gauchiste, n'a connu que des défaites. L'Octobre allemand de 1923 a été un fiasco tout comme la tentative d'insurrection en Bulgarie en septembre 1923. La position de Zinoviev est d'autant plus inconfortable, qu'après la mort de Lénine en janvier 1924, il s'est allié à Staline pour combattre Trotski. Une fois ce dernier éliminé de la course au pouvoir, ce qui est chose faite à la fin 1924, l'affrontement commence entre les deux anciens partenaires. Dans cette nouvelle compétition, Staline cherche à s'appuyer sur les aspirations des cadres soviétiques qui veulent profiter de la Nouvelle politique économique et normaliser les relations entre la jeune URSS et le monde capitaliste. Une relance du processus révolutionnaire en Europe par le biais d'une insurrection réussie ne peut donc que servir la légitimité et le prestige révolutionnaire de Zinoviev dans sa lutte contre Staline et dés le début de 1924 il fixe son attention sur l'Estonie.

David FRANCOIS

mercredi 1 juin 2016

The Easter Offensive Vietnam 1972 - Interview d'Albert Grandolini





Albert Grandolini est enseignant et exerce dans un lycée de la région parisienne. Ses centres d'intérêt sont principalement liés aux conflits contemporains et à l’ère Asie Pacifique, mais il ne délaisse pas pour autant d’autres période. Auteur de plusieurs ouvrages sur la guerre du Vietnam, il collabore à différents magazines spécialisés en histoire militaire (Tank Zone, Batailles et Blindés) et d’histoire aéronautique (Fana de l’aviation, Air Enthusiast, Air International, Flieger Revue Extra). Il contribue par ailleurs au site Air Combat Information Group (ACIG) et à ce blog. A la suite de la parution en 2015 chez Helion and Company de ses deux volumes sur l'offensive de la Pâques en 1972, il a bien voulu répondre à nos questions sur cette période cruciale de l'histoire militaire vietnamienne.

Propos recueillis par Adrien Fontanellaz






mercredi 4 mai 2016

Les Arditi del popolo et la lutte armée contre le fascisme (1921-1922)

En 1954, le futur président de la République italienne, Sandro Pertini soulignait dans un article que « la Résistance n’a pas commencé le 8 septembre 1943, mais en 1921. » Parmi ces premiers résistants au fascisme se trouvent les Arditi del popolo, une organisation militaire antifasciste qui connu une expansion rapide puis un déclin brutal.

Le mouvement des Arditi del popolo plonge ses racines dans la Première Guerre mondiale et s’inscrit dans ce laboratoire politique et social de l’après 1918 où l’utilisation de la violence comme stratégie politique à visée révolutionnaire se généralise. Dans cette perspective, la localité, la rue, l’usine deviennent des zones de combat et d’action directe qu’il faut défendre ou prendre à l’adversaire. Cette militarisation du politique qui rompt à la fois avec les traditions démocratiques et celles du mouvement ouvrier ouvre peu à peu la voie à une guerre civile entre le fascisme et ses adversaires.

S’il revient au squadrisme fasciste d’avoir généralisé à grande échelle cette « brutalisation » de l’action politique, les Arditi del popolo furent sur ce terrain des adversaires sérieux. Ils formèrent la première organisation destinée à combattre militairement le fascisme et, dans certains cas, ils sortirent vainqueurs de la confrontation, montrant que l’ascension de Mussolini vers le pouvoir n’était pas irrésistible. Longtemps délaissés par l’historiographie, les Arditi del popolo inaugurent l’histoire de la résistance armée au fascisme et plus largement ouvrent une nouvelle phase dans celle des relations entre le mouvement ouvrier et la question militaire.

David FRANCOIS

samedi 2 avril 2016

Le Type 95 Ha-Go


Le Type 95 Ha-Go, fut, avec le Type 97 Chi-Ha, le principal modèle de char aligné par l’armée impériale japonaise durant la Guerre du Pacifique. Déjà à peine capable de faire face aux chars légers M3 Stuart engagés dès 1942 par les Américains durant la campagne des Philippines, il devint rapidement totalement obsolète de par sa vulnérabilité à l’ensemble des armes antichars présentes sur le champs de bataille et symbolisa l’infériorité chronique des chars japonais face aux modèles alignés par les Alliés. Outre le fait que les Japonais tardèrent trop à développer puis à mettre en service de nouveaux modèles de tanks – en sous-estimant leur utilité et aussi à cause des limites inhérentes à leur industrie - la performance désastreuse du Type 95 a surtout eu pour cause une fréquente utilisation à contre-emploi.


Adrien Fontanellaz


mardi 1 mars 2016

La guerre civile grecque, 1944-1949

De 1944 à 1949, la Grèce est la proie d’une guerre civile, qui plonge à la fois ses racines dans le passé récent du pays mais également dans un environnement international marqué par l’apparition de la guerre froide. Seul conflit armée sur le sol européen où s’affrontent le bloc communiste et le bloc occidental, elle ressemble sur bien des points aux multiples guerres insurrectionnelles qui naîtront du contexte de guerre froide, du Vietnam au Nicaragua en passant par Cuba.


À travers l’exemple de la guerre civile grecque se dessine les linéaments des guerres insurrectionnelles qui marqueront la seconde moitié du 20e siècle mais également les moyens employés pour la contrer et la vaincre. Apparaît également l’importance dans ce type de conflit de facteurs non spécifiquement militaires comme le contrôle de la population ou l’environnement international. Mais avant tout cette guerre civile est incontournable pour appréhender et mieux comprendre la Grèce contemporaine.

David FRANCOIS