Le
22 septembre 2013, les citoyens suisse rejetaient massivement, à
73.2 % des votants, une initiative populaire visant à abolir
l’obligation de servir, soit, en d’autres termes, la conscription
universelle. Pas un seul des 26 cantons suisses n’a approuvé
l’initiative, alors que, dans le système fédéral helvétique,
celle-ci aurait dû non-seulement obtenir les suffrages de la
majorité du corps civique national mais aussi celle des cantons.
Après l’Autriche, il s’agit du deuxième Etat européen à avoir
rejeté récemment une telle mesure lors d’un référendum. Si il
est bien sûr difficile « à chaud » d’apporter une
explication définitive à ce résultat somme tout surprenant alors
que la plupart des armées européennes se sont professionnalisées,
sans doute une courte narration de la campagne en Suisse et une brève
description de ses acteurs peut-elle amener quelques pistes de
réflexions sur le lien entre armée et population dans ce pays.
Adrien
et Blaise Fontanellaz